ANNIE BOUQUET

ANNIE BOUQUET
Annie Bouquet est employée comme peintre dessinatrice par la société « Friedberger – Broderies Russes » sis rue la Boétie à Paris dans le 8ème arrondissement.
Quelques mois plus tard cette société centenaire et « LA » référence dans ce secteur d’activité par la qualité de ses productions peintes à la main, est rachetée par « la société Rividi » importateur de canevas tramés, et la société Roger Blondel & Compagnie (« RBC « ) qui elle aussi avait été créée au XIXème siècle et qui, elle, imprime des canevas en sérigraphie et aux pochoirs.
Par cette opération est créée la « Société Anonyme Ouvrages La Boëtie » .
Au sein de cette nouvelle entité et tout en continuant la tradition du « bel ouvrage » de la société Friedberger, Annie Bouquet a l’occasion de collaborer à de nouvelles créations et surtout de prendre pleinement pied dans cet art décoratif dans lequel elle se spécialise désormais.

ANNIE BOUQUET
La société « La Boëtie » bien qu’indépendante travaille en étroite collaboration avec la société « RBC » au sein de laquelle Annie Bouquet rencontrera son futur associé dans « Tapisserie de France » et qui était alors chef d’atelier de la société « RBC », et par le fait de ce rachat, avait également en charge les ateliers de la société « La Boëtie ».
C’est grâce à ces collaborations croisées et aux relations étroites qu’elle entretien avec Monsieur d’Austruy qu’Annie Bouquet pourra connaître, entre autres, Mlle. Mozet gérante des « Ateliers Mozet » , qui à cette époque, sous traite l’impression de ses canevas chez « RBC » et qui plus tard lors de sa fermeture, fera à « Tapisserie de France » une proposition de rachat de son stock et de ses dessins;
Les fournisseurs comme les sociétés Saint Epin (le plus beau canevas jusqu’à leur fermeture dans le début des années 1970) et la société allemande « Zweigart » le plus gros fournisseur mais aussi le plus renommé de cette profession. Annie Bouquet avait à peine 20 ans lorsqu’elle décide avec Monsieur d’Austruy de créer une entreprise indépendante.

TAPISSERIE DE FRANCE
Il fût décidé qu’Annie Bouquet garderait son statut de Peintre Cartonnière et prendrait dans « Tapisserie de France » le titre et la fonction de directrice artistique alors que son associé, lui, se chargerait de la gestion et la commercialisation auprès des boutiques en France et à l’étranger.

TAPISSERIE DE FRANCE
C’est un énorme défi: il faut en un temps record constituer une collection, trouver et financer les locaux, acquérir une reconnaissance de la profession, et surtout, bien sûr, assurer la rentabilité de ce projet.
Grâce à la qualité de leur travail Annie Bouquet et « Tapisserie de France » n’auront pas de peine à s’imposer comme les dignes descendants de la tradition « Friedberger Broderies Russes » et conserver presque à eux seuls cette tradition du beau, du chic et de l’authentique « Peint Main ».
Les plus grandes maisons de détails spécialisées dans cet art feront appel à leurs services. Citons pour mémoire certaines anciennes clientes de la société Friedberger comme « Jeux d’Aiguilles » rue du Faubourg Saint Honoré, « Aux Gobelins » également rue du Faubourg Saint Honoré.